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Le
développement de l’économie
coloniale repose sur le système esclavagiste.
L’expansion maritime, économique et commerciale européenne
entraîne la colonisation des terres d’Amérique aux 16ème
et 17ème siècles. La traite négrière permet
de se procurer une main d’œuvre servile enlevée des côtes
d’Afrique où s’élèvent des comptoirs et
des forts portugais, français ou hollandais, véritables bases
logistiques d’organisation de la traite.
Les esclaves sont le plus souvent capturés lors de razzias dans
les villages. Le commerce, alimenté par les prisonniers de guerres
tribales est effectué en accord avec les souverains locaux en échange
des marchandises de traite.
Caravanes d’hommes maintenus en longues files (chaque esclave est
attaché par le cou à l’aide d’une fourche de
bois), les captifs sont conduits par un marchand vers les comptoirs situés
sur la côte.
L’arrivée des esclaves dans la colonie est un moment important
pour les habitants. Annoncée à la criée, par voie
d’affiches ou de presse, la vente des captifs se fait par lots ou à la
pièce et le prix d’un esclave se calcule en livres de sucre.
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Le
Code Noir, édit établi par Colbert en 1685, régit
la vie de l’esclave et détermine la condition juridique
de celui-ci dans les moindres détails. Faisant obligation aux
maîtres de subvenir aux besoins de leurs esclaves en leur assurant
un minimum vital en matière de nourriture et d’habillement,
il déclare cependant l’esclave propriété du
maître, au même titre qu’un bien meuble.
Le marronage, sévèrement puni par le Code Noir, est le fait d’esclaves
qui, seuls ou en groupe, fuient l’habitation. Les peines encourues par
les fugitifs vont du fouet à la peine de mort. On distingue le
petit marronage, de courte durée et souvent individuel, du grand marronage,
de longue durée, qui concerne des groupes d’esclaves parfois importants
qui s’enfuient dans les «grands bois».
Le système esclavagiste, dont la suppression par décret
est proclamée à Cayenne
par le Gouverneur Pariset le 10 août 1848, joue un rôle important
dans la formation de la société créole : il se trouve à la
source de la culture créole et est à l’origine de la structure économique
traditionnelle. A côté de la population d’esclaves libérés
en 1848 et des affranchis, prend place le groupe des mulâtres et des
noirs libres, qui constituent progressivement une société dans
laquelle on peut lire les prémisses de la culture créole.
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